Qui nous sommes

L’école

C’est en avril 1989, qu’ARTA a tout d’abord invité, depuis Bali, I Made Djimat, assisté de Cristina Wistari, à donner à la Cartoucherie leur premier stage de « Topeng ». Ils furent suivis en mai par l’indienne Kalanidhi Narayanan, assistée de Maïtreyi, pour un stage de « Bharata natyam, abhinaya » ; puis en octobre par Zhang Chunhua, assisté de Zhang Yanyan pour « Jingju » (Opéra de Pékin). Nourrie par son expérience d’actrice au Théâtre du Soleil, Lucia Bensasson, encouragée par Ariane Mnouchkine, eut l’initiative de cette école « autre », ouverte aux grandes traditions d’acteurs à travers le monde. Fondée avec Claire Duhamel, ARTA fut d’emblée soutenue par le Ministère de la Culture. D’abord nomade, accueillie tour à tour par les cinq théâtre de la Cartoucherie, l’Aquarium, le Chaudron, l’Epée de Bois, le Soleil et la Tempête, ARTA put grâce à la Ville de Paris occuper jusqu’à aujourd’hui la maison blanche, réhabilitée. A partir de 1994, ont pu ainsi se multiplier ses activités dirigées vers la transmission, l’entraînement, la recherche et l’enrichissement artistique de l’acteur, « sans frontière », pouvant être aussi chanteur, musicien, danseur …

ARTA a tour à tour été présidée par Paul-Louis Mignon, Louis Joinet, puis Georges Banu. Depuis 1999, Jean-François Dusigne (ancien acteur du Théâtre du Soleil et professeur à l’université Paris 8), a succédé à Claire Duhamel pour poursuivre avec Lucia Bensasson le développement d’ARTA. Après avoir fêté les 30 ans d’ARTA, Lucia Bensasson a quitté la maison en juin 2020. Jean-François Dusigne poursuit sa direction artistique. Giulia Pesole est chargée de l’administration et de la communication.

Stimulant la découverte, les rencontres et les croisements entre pratiques scéniques du monde entier, ARTA invite à s’exercer autrement. Les traditions asiatiques et indiennes nous apprennent qu’il faut commencer par faire. Faire d’abord parler les corps. Et, par l’expérience de la scène, connaître, au contact de « personnes remarquables » issues des différents continents.

A travers le flux vivant des traditions, qu’elles soient asiatiques, européennes, russes, africaines ou américaines, il ne s’agit plus seulement de connaître les formes, mais de les éprouver, d’en maîtriser certaines, pour pouvoir consciemment jouer avec. L’expérimentation entre traditions et modernité vise à développer de nouveaux outils, ouvrir des voies, pour répondre concrètement aux défis et enjeux de la création contemporaine.


Notre mission : accompagner, guider, stimuler

L’accompagnement, le dialogue avec les maîtres invités par ARTA, l’initiation et le croisement de traditions scéniques étrangères vise à aider chacune et chacun à cultiver son propre terreau créatif. Lieu d’exercice et de maturation, notre école internationale entend créer le climat pour que chacun, chacune puisse par l’implication pratique tracer son chemin en apprenant à manœuvrer par tous les vents…

Et pour les « passeurs d’expériences », l’enjeu de la transmission consiste à accompagner à la maîtrise exigeante d’outils et de techniques, tout en incitant à ne pas se contenter des savoir-faire, voués à leur propre dépassement, dans la mesure où, par exemple, la dramaturgie se réinvente en permanence, avec l’extension de ses potentialités rhapsodiques.

L’appropriation sensible et poétique des nouvelles technologies est aussi à considérer.

De manière transversale, ARTA est enfin le lieu où penser le théâtre autrement, en explorant par exemple différentes modes relationnels avec les publics, soit dans le cadre convivial des théâtres, soit dans le tissu urbain, pour des expériences partenaires dans la ville, telles que théâtre immersif, in situ, dans les écoles, hôpitaux, prisons.)

Régénérer, explorer, transmettre : du temps pour se mettre ou se remettre à l’école…

Nous voulons renouer avec ce qui fut aussi le principe moteur des théâtres d’art européens : offrir des temps indispensables de mises entre parenthèses, pour dans l’intervalle des créations, se remettre à l’école et chercher, imaginer ; se libérer des habituelles contraintes de production de la « machine à monter des spectacles » (qui hantait déjà Copeau), pour ne pas se laisser piéger par la routine et pouvoir se risquer à inventer, sans exploiter toujours les mêmes ficelles…

Le théâtre comme lieu d’Expérience de la rencontre

Dans un monde saturé d’images, le théâtre invite à renouer avec l’écoute, à prendre le temps de la relation sensible. La Rencontre, dans le sens phénoménologique du terme, nous rappelle que le corps pense, et qu’on pense en bougeant. Ensemble, porter attention au détail, pour considérer l’immensité, traverser le temps, voyager entre ici et ailleurs, mettre en jeu ce qui nous échappe, sonder les contradictions humaines, éclairer notre présence au monde.

L’équipe

Président : Georges Banu
Vice-Présidente : Ariane Mnouchkine
Direction artistique et pédagogique : Jean-François Dusigne
Chargée de l’administration et de la communication : Giulia Pesole
Assistante à l’administration et à la communication : Natassia Cabrié-Kolski
Graphismes et communication : Simon Holzman
Comptabilité : Gmba Seleco