KAORI ITO

Aller vers ce qui ne se voit pas. Les fantômes de l’âme

 

Dirigé par Kaori Ito
assistée par Delphine Lanson (actrice et autrice), Noemi Ettlin (danseuse) et Louis Gillard (danseur)

Du 24 au 30 juin 2019

Horaires : lundi, mardi et mercredi 11h-18h, jeudi, vendredi, samedi et dimanche 12h-19h

Durée : 42h

Coût pédagogique : 400€ individuel  / 800€ organisme

 

« Quand je suis arrivée en France, je ne parlais pas la langue alors j’essayais de tout comprendre par les gestes. La danse m’a sauvée pour comprendre le monde, le monde qui est visuel et n’est pas forcement prononcé.

Entre les gestes, il y a beaucoup de dialogues, beaucoup d’échanges autres que ce qui se voit. J’ai beaucoup travaillé sur ces fantômes autour de nous. » Kaori Ito

A travers une approche pluridisciplinaire qui croise le théâtre, la danse et la performance, ce stage propose de se questionner sur les fantômes, sur les présences invisibles qui sont perceptibles. Le théâtre parle de fantômes. En citant le texte de quelqu’un qui n’est plus là, nous pouvons faire dialoguer le passé et le présent.

Dans le théâtre Nô, l’illustre forme du théâtre classique japonais, les héros sont souvent des fantômes. Les apparitions sont des morts qui veulent aller vers la mort. Au Japon, on vit toujours avec les fantômes. Certains sont drôles, tel le fantôme qui veut nettoyer le mur mais qui fait une tâche, ou celui qui aime être en hauteur et qu’on aperçoit à travers la fenêtre…, etc. Lors d’une présence forte et inexplicable, il y a souvent les fantômes. En tant qu’acteurs, ou danseurs, nous avons tous besoin de cette présence cachée qui s’élargit, se propage au-delà de nous.

L’idée est de travailler sur cette thématique avec humour et humanité, car souvent, la mort nous donne envie de vivre et de rire de la vie.

Programme pédagogique

« Nous allons faire beaucoup d’exercices d’improvisation pour nous habituer à connaitre le corps de chacun et travailler sur la notion d’espace et sur le groupe. J’aimerais que chacun trouve une danse, une manière de bouger unique qui lui appartient. Nous allons aussi travailler avec des images de paysages, des marionnettes et le vide pour essayer de vider nos corps le plus possible pour faire sortir des éléments essentiels.

Dans la philosophie japonaise, l’imagination est très importante. J’aimerais donc partager ces expériences avec vous. »

Kaori Ito

 


 

Kaori Ito

Née à Tokyo, Kaori Ito étudie le ballet classique dès l’âge de 5 ans avec Maître Syuntoku Takagi. Á 18 ans, elle est reconnue comme meilleure jeune danseuse et chorégraphe par le critique Ryouiti Enomoto. En 2000, elle part aux États-Unis pour intégrer la section danse de l’Université Purchase de l’État de New York. Elle y étudie les techniques de Graham, Cunningham, Limon et Horton. De retour au Japon, elle obtient, en 2003, un diplôme de sociologie et d’éducation à l’Université de Saint-Paul à Tokyo. La même année, elle obtient une bourse et repart à New York dans le cadre du Programme d’Étude International pour les Artistes du gouvernement japonais. Elle étudie à l’Alvin Ailey Dance Theater.

Kaori Ito a été interprète pour Philippe Decouflé, Angelin Preljocaj, Alain Platel, Sidi Larbi Cherkaoui et James Thierrée avant de se lancer elle-même dans l’aventure chorégraphique dans le cadre de collaborations, avec Aurélien Bory ou Olivier Martin Salvan, ou pour sa propre compagnie Himé.

Parmi ses dernières créations : Embrase-moi (2017), Robot, l’amour éternel (2018), Is it worth to save us ? (2018), Je danse parce que je me méfie des mots (2015).

Elle réalise également des vidéos, des peintures et collabore régulièrement au théâtre avec notamment Édouard Baer et Denis Podalydès. En 2015, elle reçoit le prix Nouveau talent chorégraphie de la SACD et est nommée chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

https://www.kaoriito.com/